Durotar, quatre ans après le mont Hyjal
Là où commence votre histoire
Quatre années se sont écoulées depuis la bataille du mont Hyjal, où les peuples d’Azeroth s’unirent pour repousser la Légion ardente et mettre un terme à la Troisième Guerre.
La victoire n’a pourtant pas apporté la paix.
Les anciennes alliances se sont défaites, les vieilles rancunes refont surface et chacun tente désormais de reconstruire ce que les guerres ont détruit.
Pour la Horde de Thrall, cette reconstruction porte un nom : Durotar.
Une nouvelle patrie
Les Orcs ont longtemps vécu sans véritable foyer.
Après leur arrivée en Kalimdor et les combats de la Troisième Guerre, Thrall choisit les terres arides de l’est pour établir une nouvelle patrie. Il leur donna le nom de Durotar, en mémoire de son père Durotan.
Au nord s’élève désormais Orgrimmar, capitale de la Horde, nommée en l’honneur d’Orgrim Doomhammer.
La cité est jeune, mais elle est déjà le cœur politique et militaire de la Horde. Ses murailles dominent les canyons, ses forges ne désemplissent pas et des Orcs, Trolls, Taurens et autres alliés y circulent chaque jour.
Thrall y règne toujours comme Chef de guerre de la Horde.
La Horde qu’il cherche à bâtir n’est plus celle des conquêtes d’autrefois. Son peuple doit maintenant survivre, construire, commercer, défendre ses frontières et prouver qu’il peut se forger un avenir sur cette terre.
Durotar n’est pas encore un royaume paisible
Durotar est une patrie.
Mais c’est encore une terre de frontière.
Le climat est brutal. L’eau est rare. Les terres cultivables sont limitées. Les routes sont longues, poussiéreuses et parfois dangereuses.
Les convois qui transportent nourriture, outils, minerai ou matériel sont essentiels à la survie des avant-postes et des villages.
La Horde contrôle ses principales implantations, mais de nombreuses régions restent sauvages ou disputées.
Des quilboars Razormane occupent toujours certaines parties du territoire et supportent mal l’expansion de la Horde.
Des bandes de centaures Kolkar parcourent les terres voisines et représentent une menace régulière pour les routes et les communautés du sud.
Sur la côte, des soldats humains liés à Kul Tiras sont encore présents autour de Tiragarde et les affrontements avec eux n’ont jamais totalement cessé.
Et dans les ravins, les collines et les terres éloignées des routes, la faune de Durotar peut être aussi dangereuse que n’importe quel ennemi : scorpides, raptors, sangliers et autres prédateurs disputent eux aussi leur territoire aux nouveaux arrivants.
Razor Hill
Au centre de Durotar se trouve Razor Hill.
Ce n’est pas une grande cité, mais c’est l’un des points essentiels de la région.
Des soldats y montent la garde. Des chasseurs et des éclaireurs y passent régulièrement. Des convois s’y arrêtent avant de poursuivre vers Orgrimmar, Sen’jin ou les avant-postes plus éloignés.
Pour beaucoup d’habitants de Durotar, Razor Hill est simplement l’endroit où l’on apprend ce qui se passe dans la région.
Un convoi en retard.
Une patrouille disparue.
Des bêtes qui se rapprochent des routes.
Des rumeurs venant de la côte.
Un conflit pour un point d’eau.
Des travailleurs qui ne sont pas revenus.
Dans une terre encore jeune, ce sont souvent de petits problèmes qui décident si une communauté peut continuer à vivre normalement.
Les Trolls Darkspear
Les Trolls Darkspear sont parmi les plus anciens alliés de Thrall.
Après avoir combattu aux côtés des Orcs durant la Troisième Guerre, ils se sont installés dans le sud de Durotar et autour des Îles de l’Écho.
Mais leur nouvelle patrie a elle aussi connu des troubles.
Le sorcier Zalazane, autrefois membre de leur tribu, s’est retourné contre les siens et a pris le contrôle d’une partie des îles.
De nombreux Darkspear vivent désormais autour de Sen’jin, sur la côte sud de Durotar, en attendant le jour où ils pourront reprendre pleinement possession de leur foyer.
Leur chef, Vol’jin, demeure l’un des proches alliés de Thrall.
Une paix fragile
La Horde et l’Alliance ont combattu côte à côte au mont Hyjal.
Cette alliance appartient déjà au passé.
Thrall et Jaina Proudmoore ont tenté de préserver une forme de paix entre leurs peuples, mais les blessures des guerres précédentes restent profondes.
Sur plusieurs frontières, les incidents se multiplient.
Des soldats combattent.
Des patrouilles disparaissent.
Des représailles sont organisées.
Les dirigeants peuvent souhaiter éviter une nouvelle guerre totale, mais cela ne signifie pas que leurs peuples se font confiance.
Dans Durotar, un uniforme humain aperçu sur une crête suffit encore à mettre une patrouille en alerte.
Une Horde en construction
Pour ceux qui vivent ici, la Horde n’est pas encore une vieille nation.
Elle est quelque chose qu’il faut construire.
Ses routes doivent être protégées.
Ses villages doivent être ravitaillés.
Ses frontières doivent être défendues.
Ses alliances doivent être entretenues.
Et ses habitants doivent apprendre à vivre ensemble après des années de guerre, d’exil et de survie.
Les anciens se souviennent encore des camps d’internement, de Draenor, de la corruption démoniaque ou des guerres contre l’Alliance.
Les plus jeunes, eux, peuvent espérer appartenir à la première génération qui connaîtra réellement Durotar comme sa maison.
Ce que l’on dit souvent à Durotar
Orgrimmar est déjà une capitale.
Durotar est encore une frontière.
Ici, personne ne s’étonne qu’un village demande de l’aide, qu’une route devienne dangereuse ou qu’une vieille rancune provoque un nouvel affrontement.
La Horde a gagné une patrie.
Il lui reste maintenant à apprendre à la conserver.
Et c’est dans ce Durotar-là que commence votre histoire.